mercredi 19 janvier 2011

Coralys


Coralys et Décibelle.
Je m'appelle Coralys, j'ai 21 ans et je suis étudiante en première année du cycle ingénieur d'AgroParisTech. Ma passion, c'est la voie lactée! J'ai donc fait un BTSA Lait à Poligny, dans le Jura pour devenir fromagère. Je suis maintenant en école d'ingénieur pour avoir une formation plus poussée sur l'agro-alimentaire et plus d'ouverture sur l'agronomie. Ma deuxième GRANDE passion, c'est la coiffure et ses salons : je fais donc naturellement partie de l'équipe de clippage pour ce trophée. 




Coralys.



Aurore

Aurore et Djiboutie.
Prénom: Aurore
Poids :  1/10ème de vache
Couleur de robe : rose pâle
Cornes : absentes
Lait :  championne de la consommation

Histoire : née dans les collines drômoises, puis exportée dans un troupeau à Grignon, j'aime brouter la vie.









"Fille d'une maman comptable et d'un papa commercial,
Persuadée que la "prime au Lstein" nous ferait sortir de la crise économique,
Ma destinée semblait toute tracée pour vénérer ces bébêtes à quatre pattes dès le berceau.

Telles les couleurs du yin et du yang imprimées sur leur pelage,
Les Holstein et moi sommes complémentaires.

Ainsi, je représenterai avec conviction mon école lors de ce Trophée National des Lycées Agricoles, et espère garder un souvenir mémorable de cette incroyable expérience."

Aurore.

dimanche 16 janvier 2011

La traite

Dans l’élevage laitier, la principale astreinte est la traite, c’est celle qui permet de dégager le revenu de l’éleveur. De ce fait, elle doit être réalisée de manière consciencieuse.

A la ferme de Grignon, la traite matinale débute à 6h00 le matin et à 16h00 pour la traite du soir. Chaque traite dure environ deux heures pour 120 vaches grâce à une salle de traite DeLaval possédant 2 fois 12 postes de traite par l’arrière.

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  • 1ère étape : le lavage des trayons
Dès que les vaches arrivent dans la salle de traite, le trayeur applique un premier produit moussant à base de composants naturels permettant le nettoyage des trayons et qui maintient un excellent état du trayon. Le produit est laissé quelques minutes afin qu’il agisse.

Application du produit moussant pour nettoyer les trayons.


Puis, le trayeur essuie de manière active le trayon avec du papier pour lavage des mains ordinaire afin de le rendre le plus propre possible, ce qui assure une hygiène de traite maximale. En effet, cette étape est primordiale pour la qualité du lait, car le prix du lait est basé sur le nombre de germes. Et ces germes peuvent être présents sur les trayons (bouse…).

Les pis sont essuyés.


  • 2ème étape : les premiers jets
Premiers jets de lait.
Pour s’assurer de la qualité du lait, l’éleveur effectue les premiers jets ; ils permettent de détecter la présence de mammites (infection de la mamelle) sur un des quartiers de la mamelle. Il important de réaliser cette étape car le prix du lait est aussi basé sur le nombre de leucocytes (seuil : 300 000 c/mL). En effet, si une vache a une mammite, la réaction immunitaire entraîne une production de leucocytes détectable dans le lait. Un nombre important de leucocytes est donc très pénalisant sur le prix du lait.



Lors des premiers jets, si la vache est atteinte, on repère la présence de sang ou de grumeaux dans le lait. Le lait est alors mis à l’écart afin d’être retiré du circuit, mais pourra être distribué aux veaux. On note cependant que le nombre de mammites reste relativement faible à Grignon.





  • 3ème étape : la traite proprement-dite
Ensuite, il convient de « brancher  l’animal », c’est-à-dire poser la griffe sur la mamelle de la vache, quartier par quartier afin que commence la traite grâce aux quatre manchons.

Grâce à un système d’aspiration, la vache donne son lait. En fait, un tuyau aspire à une certaine fréquence, ce qui stimule l’arrivée du lait et maintient la griffe sur la mamelle. Le lait s’écoule dans le manchon puis rejoint le circuit pour arriver dans le tank.
Dès que la mamelle s’est vidée, la quantité de lait qui s’écoule devient presque nulle ; en conséquent, la griffe se retire automatiquement de la mamelle grâce à un système qui gère le flux de lait : c’est le décrochage automatique. L’ensemble des données sur la traite de la vache ainsi que le système de gestion de la traite sont fournies par le boitier ci-dessous.

Système de gestion de la traite.

  • 4ème étape, la dernière : trempage des trayons
Comme vous avez pu l’apprendre en cours de physiologie animale, le trayon se termine par un sphincter. Or, pendant la traite, celui-ci était ouvert et a été mis à rude épreuve par l’aspiration incessante de la machine à traire. Comme il ne se referme pas de suite, cela peut poser des problèmes sanitaires, car divers germes peuvent rentrer dans le trayon. Pour éviter ceci, on applique un produit à base de dioxyde de chlore qui protège le trayon en diminuant la pression microbienne du trayon.
Trempage des trayons.
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Voilà, la traite est finie, nos jolies vaches peuvent repartir paisiblement se restaurer : elles le méritent bien après avoir donné pour certaines 30 litres de lait en une seule traite !
J’espère que pour vous la traite n’est plus un mystère, il ne vous reste plus qu’à venir voir ce moment inoubliable à la ferme de Grignon qui est en libre accès au public !!!

N.B.: la traite est réalisée avec des gants, ce qui n'est pas le cas de ces photos qui servent juste d'illustration.

Pierre-Henri.

Les cultures

Un peu plus de précisions sur l’assolement à Grignon en 2010

En 2010, les cultures représentaient 58% de la Surface Agricole Utile. Le blé constituait à lui seul près de la moitié des céréales (47%) avec des rendements élevés. Ceci s’explique par une année très favorable à cette culture et un sol permettant de forts rendements (importante réserve en eau du sol).

Vous trouverez les surfaces et les rendements des différentes céréales cultivées (sauf maïs ensilage) à Grignon ci-dessous :
 
Type de cultures
Surfaces (ha)
Rendement (qtx/ha)
blé tendre
137
83
blé dur
13
68
escourgeon
15
80
orge de printemps
25
72
maïs grain
15
90
colza
26
35
féverole
14
48
triticale
34
60
Total cultures
279






Blé au stade de gonflement des grains.(source)
  
 
   
Colza en fleur (source)

Afin de satisfaire les besoins des troupeaux (ovin et bovin), la ferme dispose d’une Surface Fourragère Principale (SFP) de 249 ha. 

Le maïs ensilage permet de satisfaire les besoins énergétiques des vaches laitières. Celui-ci n’est pas irrigué, cependant les rendements sont satisfaisants avec 12 TMS/ha en 2010. La luzerne comble une partie des besoins en fibres et en protéines : celle-ci est ensilée pour les 1ères et 4èmes coupes, et fanée pour les 2 et 3èmes coupes. Le rendement total est de 10 TMS/ha. Enfin, les prairies sont utilisées pour la pâture des génisses et des ovins, et sont aussi fauchées pour une partie d’entre elles ; le rendement avoisine les 4,5 TMS/ha. Le foin est mis à disposition des vaches laitières dans un râtelier pour la rumination (foin riche en fibres).

Champ de luzerne en fleurs.(source)

Pierre-Henri.