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mardi 8 février 2011

Visite d’une exploitation maraîchère

Dans le cadre de la semaine d’introduction au domaine 1 (« Productions durables, filières, territoires ») et plus précisément l’étude des filières courtes et des filières longues ; mardi 8 février, 30 étudiants sont allés visiter une exploitation maraîchère près de Grignon, à Saint Nom la Bretèche.
Les vergers de l'exploitation.
La Ferme du Clos d’Ancoigny regroupe 3 associés en GAEC, et 2 employés voire 2 saisonniers. Cette exploitation a une superficie de 100 ha répartis en céréales (88 ha) et 12 ha de cultures spécialisées. Notre visite portait sur ces cultures spécialisées, notamment l’écoulement de la production.
Il y a 6 ha de vergers (abricotiers, pommiers, poiriers) et 6 ha de cultures maraîchères et fruits rouges. Les cultures spécialisées représentent 80% du chiffre d’affaires de la ferme. Les cultures maraîchères sont très diverses : poireaux, choux, salades, carottes, tomates, melons, radis, asperges, pommes de terre… ainsi que des fraises et framboises.
Une des serres de fraisiers.
 La ferme confectionne des paniers de légumes, fruits selon les saisons qui sont vendus le vendredi à la ferme pour la plus grande partie (150 paniers). Ils vendent aussi leurs produits sur 3 marchés ainsi qu'au niveau de 2 sorties de gare SNCF.

La volonté de vendre en circuit court est venue dans les années 1995 car les prix payés au producteurs par les négociants étaient dérisoires. Cependant, un changement dans le type de vente a eut lieu, c’est-à-dire qu’auparavant, il existait la vente avec cueillette par le client et l’approvisionnement d’AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ; aujourd’hui, marchés, paniers et gares ont remplacés ceci.

Un autre type de système innovant a été lancé par la ferme : le distributeur automatique de légumes, fruits, jus… Le principe est dans son nom : il fonctionne comme un distributeur de boissons… Il permet d’avoir des produits frais et de qualité.

Le distributeur de légumes et de fruits se situe à l'entrée de la ferme.

La production non écoulée en circuit court est vendue a des grossistes à des prix souvent faibles. Les produits présentés par le ferme sont divers et nombreux : mis à part les légumes et fruits, on peut y trouver du jus de fruits (pomme, abricot-pomme, fraise, poire…), des confitures…

Grâce à cette visite, nous avons pu approcher les fondements des circuits courts (clients, main d’œuvre, organisation,…), ses avantages et ses contraintes.

Il ne vous reste plus qu’à aller acheter ces bons produits à la FERME DU CLOS D’ANCOIGNY à Saint Nom la Bretèche.


Pierre-Henri.

dimanche 6 février 2011

L'agriculture de précision

Dans le cadre des projets étudiants, mon groupe et moi avons choisi de faire un bilan sur l’agriculture de précision en France. Après plus de dix ans d’existence, une maitrise grandissante des outils informatiques et électroniques, et dans un contexte de forte pression écologique (plan Ecophyto 2018),

 l’agriculture de précision est-elle finalement un outil adapté pour répondre à la fois aux enjeux agronomiques, économiques et environnementaux de l’agriculture actuelle ?

Le témoignage d’un large panel de professionnels du domaine ainsi que des recherches bibliographiques nous ont permis une approche à la fois ciblée et globale du sujet : rencontre avec des agriculteurs (du pionnier  jusqu’au non utilisateur de l’agriculture de précision), un concessionnaire d’engins agricoles (John Deere), des spécialistes du machinisme agricole et de l’agriculture de précision (Arvalis Institut du Végétal), un conseiller en coopérative (CAVAC), un service d’imagerie satellite (FARMSTAR), et d’autres intervenants en relation avec le sujet.

Notre groupe de projet sur le terrain, chez un agriculteur vendéen.

Mais tout d’abord, qu’est ce que l’agriculture de précision? Il s’agit d’un concept de conduite des cultures basé sur le constat de l’existence d’hétérogénéités à l’intérieur d’une parcelle. Elle vise à apporter « la bonne dose au bon endroit » par modulation des intrants. Cette pratique est apparue conjointement à l’essor des technologies de l’informatique, de l’électronique et de l’imagerie satellite (GPS, capteurs) dans les années 1990 aux USA. En France, elle a débuté en 1998. Les cultures actuellement concernées sont en majorité les céréales et le colza. 

Boitier de réception du signal GPS
sur le toit d'un tracteur.

Les enjeux de l’agriculture de précision sont triples ; tout d’abord au niveau agronomique, l’ajustement des pratiques culturales aux besoins de la plante a un impact sur l’amélioration des rendements (ex : meilleure satisfaction des besoins azotés). D’un point de vue économique, l’efficacité des pratiques augmente la compétitivité et donc les marges de l’agriculteur (ex : économie d’intrants). Enfin l’aspect environnemental : l’apport de la juste dose permet de réduire l’empreinte de l’activité agricole (ex : limitation des pertes par lessivage). 


L’agriculture de précision débute toujours par l’identification des zones à différence de rendement au sein de la parcelle, hétérogénéité qui peut être mesurée selon différentes méthodes (mesures de résistivité, capteurs de rendements, imagerie satellite). Ensuite, la prise en compte de la variabilité intra parcellaire dans le processus de gestion doit amener à la prise d’une décision adéquate : il faut choisir la stratégie à adopter en s’appuyant sur le conseil agronomique. L’agriculture de précision, c’est ensuite mettre en œuvre des techniques pour pallier à l’hétérogénéité, tant au niveau du sol que de la culture (outils, type de modulation). L’utilisation d’outils spécifiques est indispensable, on peut citer par exemple : cartes de rendement, cartes de préconisation...

Console de gestion embarquée dans le tracteur
pour la modulation des intrants
Exemple de carte de rendement;
les différences de couleurs témoignent de
l'hétérogénéité intraparcellaire.












         Finalement il ressort de cette étude que la gestion des parcelles par l’agriculture de précision est un concept qui, au delà de sa forte médiatisation mettant en avant les nouvelles technologies, et de l’engouement qu’il avait suscité à ses débuts, n’a pas réussi à s’imposer comme outil révolutionnaire dans le monde agricole contemporain. Il est difficile d’évaluer le nombre d’agriculteurs qui modulent réellement leurs intrants à l’intérieur de leur parcelle, mais selon les intervenants le chiffre avoisinerait les 2%.
De plus, force est de constater une réponse mitigée à la problématique posée. Les enjeux
agronomiques sont clairement identifiés, encore faut-il ne pas se précipiter dans la mise en place de techniques encore trop hâtives. L’étape incontournable est la constitution d’une base de données sur la parcelle pendant plusieurs années. Elle doit permettre de comprendre la variabilité intra-parcellaire avant d’y répondre. Les impacts environnementaux semblent réduits, mais aucune mesure irréfutable n’a été proposée pour réellement les estimer. Enfin, le poids de l’enjeu économique est fortement contrebalancé par un retour sur investissement limité à court et moyen termes. Des technologies telles que l’auto-guidage sont beaucoup plus appréciées de part leurs avantages directement ressentis (confort en particulier).

Pour conclure, l’agriculture de précision est vu comme un "outil chronophage pour passionnés". Les résultats approuvés par les utilisateurs toujours satisfaits semblent pourtant ne pas convaincre une majorité frileuse qui souffre parfois d’un manque d’accompagnement technique. On note cependant une ouverture progressive dans le milieu face à ces technologies qui seront assurément plus attrayantes auprès des nouvelles générations. Mais on parle encore au futur…

Aurore.

PAC 2013 : Les propositions de la commission européenne en débat

16h30 à la gare de Plaisir, un groupe de 12 étudiants de première année de Grignon attend patiemment le transilien en direction de Montparnasse. Objectif : rejoindre l’Agro de Claude Bernard afin d’assister à une conférence très attendue ; l’avenir de la PAC après 2013, organisée par les débats de l’Agro.
Les étudiants sur le quai de la gare.
Dans un amphi plein, le débat se prolongea 3 heures durant…
Les intervenants
Étaient présents : 
- Marc DUPONCEL, membre de la commission européenne ;
- Chritiane LAMBERT, vice-présidente de la FNSEA ;
- Samuel FERET, pour le groupe PAC 2013 (ONG solidarité, environnement)
- Régis HOCHART, représentant de la Confédération Paysanne.

Rappel historique
Quelques faits historiques de la PAC ont été rappelés. Il faut se souvenir que la PAC est la politique fondatrice de l’Europe, elle avait pour but premier de permettre l’autosuffisance alimentaire de l’Europe. C’est une politique pour les 500 millions d’européens.
En 1992, les premières aides compensatoires liées au capital d’exploitation voient le jour (aides à l’exportation). Puis en 2003, ces aides ne sont plus liées à la production mais à l’historique : c’est le découplage des aides, on voit apparaître les premières mesures agro-environnementales. En 2010, le découplage représentait 30 milliards d’euros sur 54 qui est le budget de la PAC.

Limites du système, défi de l’avenir, propositions…
Le découplage est très contesté car il ne permet aucune régulation des marchés. L’envolée des prix des matières premières en 2007-2008 a été l’élément déclencheur : l’agriculture se voit replacée au centre des débats (en moins d’un an, les stocks mondiaux sont passés d’un niveau où tous les spécialistes étaient optimistes à un niveau où les émeutes de la faim surgirent.). C. LAMBERT a souligné que l’agriculture n’est pas compatible avec la dérégulation. La volatilité des prix est donc un problème majeur.
Le second problème est l’inégalité du système entre les filières et les régions. La gestion et la protection de l’environnement sera essentielle dans l’avenir. Les autres points qui justifient une réforme sont les suivants : la crise économique, la sécurité alimentaire, la diversité de l’agriculture.

Ainsi l’avenir de la PAC sera basé sur l’alimentation, les ressources naturelles et le territoire.
Les moyens mis en œuvre afin de répondre à ces objectifs sont de formes diverses ; premièrement le conseil européen devra accepter les propositions législatives fin 2012 afin de mettre en application la réforme en 2013.



Le débat est animé par les intervenants.


 Les deux piliers de la PAC devraient subsister avec un premier pilier de paiements directs qui devrait être plus « vert » ; apparemment, les grandes lignes de ce verdissement seraient de maintenir la surface en prairies permanentes, encourager l’implantation de jachères écologiques, allonger les rotations des cultures avec l’implantation des protéagineux dans celle-ci… ; soutenir les petites exploitations…
Le deuxième pilier, plus rural, devrait prendre une plus large part du budget avec la gestion du risque, l’assurance récolte.... La nouvelle réforme prendrait peut-être en compte le nombre d’actifs/exploitation.
Au niveau financier, des négociations sont en cours pour limiter la diminution de la part de la PAC dans le budget, pour le moment, la réduction est de 15% mais les différents acteurs espèrent encore réduire cet écart.

On a pu constater que la réforme de la PAC en 2013, d’après le commissaire européen sera plus simple, ceci n’aura peut-être pas un effet positif car chaque région doit pouvoir s’adapter à cette politique; mais, espérons que l’avis du commissaire puisse changer.
D’autres points ont été abordés par les intervenants mais ne rentrent pas pour l’instant dans la réforme de la PAC; en effet, la France s’impose souvent plus de contraintes que les autres pays. Il a été évoqué la réintroduction de cultures protéiques afin de limiter la dépendance de l’Europe au soja brésilien.
Seul gros bémol, comment la nouvelle réforme permettra-t-elle de réguler les marchés ??? A priori, les solutions proposées ne sont pas très satisfaisantes (contractualisation pour le lait…). L’établissement de stocks stratégiques de matières premières apparait comme une solution afin de réguler les prix des céréales.
Quant à l’avis de S.FERET, il pense que plus d’argent devrait être dépensé pour les ressources humaines en dépit des agriculteurs; je reste perplexe sur cette idée…



Des étudiants très attentifs...
Afin de conclure, il a été souligné que d’autres systèmes que la PAC devraient être harmonisés au niveau européen afin de tous produire sur le même pied d’égalité (système fiscales, sociales)…

En 2013, la PAC sera donc respectueuse de l’environnement, tout en préservant le potentiel de production permettant de nourrir 500 millions d’européens et en assurant la diversité, et le maintien des agriculteurs.
Pierre-Henri

samedi 5 février 2011

Les projets étudiants

Dans le cadre de la découverte du milieu professionnel, les étudiants de l’Agro ont réalisé une semaine de projet au mois de novembre. Nous étions répartis par groupe de 4 à 8 étudiants. Les localités étudiées furent très variées ; de Lille à Bayonne en passant par Clermont-Ferrand ; les thèmes ont été tout aussi divers avec l’étude de zoo jusqu’à l’approche de filières biodynamiques dans la production viticole du bordelais...
Cette semaine fut bénéfique pour l’ensemble des groupes autant dans la découverte des filières que dans l’approche d’ingénieur donnée à ces projets.
Le rendu a permis aux étudiants de présenter leur projet à un public très intéressé…

Nous vous proposons de découvrir l’un de ces projets :

Avenir de la production laitière en montagne après la fin des quotas laitiers en 2015


Les trois étudiants du projet sur l'avenir de l'élevage laitier après la fin des quotas.


1. Contexte
Dans le contexte actuel de profondes réformes de la PAC, nous nous sommes intéressés à l’un des points qui soulève beaucoup de doutes et de craintes dans le milieu laitier. Cette mesure va dans une logique dictée par l’OMC de dérégulation des marchés. En effet, il est prévu dans ces réformes, la suppression des quotas laitiers en 2015 qui sont à l’origine destinés à réguler le marché européen. La levée des quotas inquiète les agriculteurs quant à leur capacité à faire face à une nouvelle concurrence : interrégionale (Grand Ouest avec les autres régions).

Nous avons situé notre étude dans une zone montagnarde de forte production : l’Auvergne (5ème rang français au niveau de la densité de producteurs). Cette zone de moyenne montagne a une production contrainte par des conditions défavorables : climatique, liées au relief… Notre attention s’est portée sur le Puy de Dôme et le Cantal, où la quasi totalité du territoire est en zone de production AOP (Appellations d'Origine Contrôlée). Les AOP Cantal et Saint-nectaire seront étudiées ici.

Nous avons voulu comprendre l’organisation de la production laitière dans cette zone. Notre but était plus particulièrement de comprendre quelles étaient les différentes stratégies envisagées par les acteurs pour faire face à la suppression des quotas.

Il s'agissait de comprendre comment une zone de moyenne montagne peut rester concurrentielle après l’arrêt des quotas.


2. Méthodes utilisées
Nous avons lu 5 dossiers avant de partir sur le terrain afin de mieux cerner le sujet. Ces dossiers nous ont été proposés par M. Perrot de l'Institut de l'Élevage. De plus, nous avons lu un dossier de la Chambre d'Agriculture sur le Bilan de santé de la PAC (2009) .
Sur place, nous avons rencontré 3 personnes au niveau de la formation et du conseil. Tout d'abord, la directrice du CFPPA et le directeur technologique de l'Ecole Nationale des Industries Laitières et Viande d'Aurillac (15) et aussi Mme Beaumont de l'EDE du Puy de Dôme. Nous avons aussi rencontré 5 agriculteurs à différentes altitudes (de 750m à 1200m) dans 2 départements différents (Cantal et Puy de Dôme). Enfin, plus au niveau de l'aval de la filière, nous avons échangé avec M. Savignat, éleveur laitier et administrateur SODIAAL Union (Coopérative laitière produisant du St Nectaire laitier), Vice-président de l'AOP St Nectaire et Mme Sarliève membre du bureau de l'AOP St Nectaire.


Des vaches laitières d'une exploitation visitée


3. Résultats de l'étude
Les exploitations étudiées reposent sur une forte valorisation de l'herbe, jusqu'à 100% de la surface en prairies permanentes chez certains. On distingue 2 groupes dans nos 5 exploitations enquêtées. Tout d'abord, un premier composé des 2 exploitations les moins productives (niveau d'étable d'environ 5000L/vache/305jours) et aux altitudes les plus élevées. Ces 2 exploitations nourrissent exclusivement leurs vaches d'herbe pâturée et de fourrages conservés secs (foin), imposés par le cahier des charges pour l'éleveur en AOP Cantal Haute-Herbage et par conviction pour l'éleveur en AOP St Nectaire Fermier. Elles recherchent à diminuer le plus possibles leurs charges variables (pas d'IA, pas de suivi technique par exemple). Un deuxième groupe composé des exploitations les plus productives ressort. Ces 3 exploitations livrent en laiterie pour une valorisation en AOP St Nectaire Laitier avec un niveau d'étable d'environ 8000L en moyenne. Les vaches sont nourries à base d'herbe pâturée et conservée de l'exploitation ainsi que d'achats de maïs épi ensilés, de pulpe de betteraves, correcteur azoté et céréales aplaties s'il y a présence de céréales sur l'exploitation. Le fait d'avoir une autre production est caractéristique du second groupe. Cela permet de diversifier la source de revenu. Cependant, comparativement aux références Agreste, il apparaît que les exploitations enquêtées sont beaucoup plus importantes que la moyenne (80% des exploitations ont un quota supérieur à 400 000L alors que selon les sources Agreste, seulement 5% le dépasse).
En discutant avec les différents acteurs, voici brièvement 2 résultats que nous pouvons dégager. Il ressort que le niveau d'endettement est un élément important à prendre en compte afin de mieux appréhender l'après quota. Par exemple, nous avons vu un éleveur qui n'avait plus d'endettement (tous les bâtiments auto construits il y a 30 ans …) alors qu'un autre venait de faire construire un bâtiment, une salle de traite et un atelier de transformation neufs. Il semble donc logique que tous les agriculteurs ne sont pas sur le même pied d'égalité. Le coût de production est le deuxième résultat important engendrant une déstabilisation pour les producteurs. A cause des contraintes climatiques, les éleveurs sont obligés d'acheter beaucoup d'aliments, aussi, à cause d'un manque d'entente entre les agriculteurs, ils n'achètent pas de matériel en copropriété. 

Le massif du Sancy dans le Puy-de-Dôme


En somme, afin que les agriculteurs affrontent mieux l'après quota, certaines alternatives  ressortent. Tout d'abord, il faut continuer d'utiliser les AOP mais aussi de les renforcer, car ce sont des sources de création de valeur-ajoutée (+30 à +50€/1000L). Le développement du paysage et son entretien semblent être des points importants afin de favoriser l'aspect touristique de la région, ainsi, fournir des clients pour consommer. De même, l'image du paysage doit être plus valorisée dans les campagnes de promotion. La vente directe est une alternative au maintien du revenu, cependant, les agriculteurs doivent se former car il s'agit d'un métier à part entière. De plus, si trop d'agriculteurs se lancent dans la vente directe, il y aura une saturation du marché. Ainsi, l'agriculteur étudié vend sur un marché à plus de 100km afin d'élargir le rayon de vente. Enfin, nous avons perçu des problèmes sociaux. En effet, l'intérêt d'acheter du matériel en commun ne semble pas acquis dans l'esprit des agriculteurs. Cela provient du fait que les agriculteurs essaient d'apparenter leur réussite économique à travers le matériel présent dans la cour de ferme.

Coralys, Thomas et Pierre-Henri.

dimanche 30 janvier 2011

Viande nécessaire et soutenable?

La viande est-elle nécessaire et soutenable dans notre alimentation ?
         
          Nourrir 9 milliards d’humains, tel sera l’objectif en tant que futur ingénieur agronome. De ce fait, il semble important de se demander si un régime alimentaire tel que nous le connaissons en France sera possible demain dans le monde entier.



              Une des composantes de ce régime alimentaire est la consommation de viande et de produits animaux.  Ainsi, afin d’essayer de répondre à ces attentes, une conférence organisée par le cellule ‘enviro’ 2A a eut lieu vendredi 28 janvier à 18h30 à Claude Bernard ; trois intervenants étaient présents : Bruno PARMENTIER -Directeur du groupe ESA Angers-, Jean-François HUNNEAU -Professeur de nutrition humaine à AgroParisTech-, le docteur Jérôme BERNARD-PELLET -membre de l’association des végétariens de France-.

            Durant la conférence, les intervenants ont tenté de répondre à trois grandes questions : mange-t-on trop de viande en France ? Quelles alternatives existe-t-il à la viande ? Les ressources seront-elles assez importantes si l’humanité mange autant de viande que chez nous ?

               A la dernière question, les intervenants furent unanimes : il ne sera pas possible de produire assez de viande pour 9 milliards de personnes si la consommation individuelle devient aussi élevée dans tous les pays que dans les pays occidentaux. Quant à la consommation de viande en France, l’optimum reste très flou;  en effet les études sur ces sujets sont longues (souvent 10 ans) donc les résultats fiables seront tardifs.
Par ailleurs, il nous a été présenté les points positifs d’une consommation de viande. La viande et les produits animaux apportent des minéraux (Ca, Fe, Zn…), des vitamines (B2,B6, et la B12). Cependant, il a été démontré que des viandes de type charcuterie ont des effets négatifs sur le système cardio-vasculaire.

L'amphi Tisserand qui a accueilli le débat à Paris Claude Bernard.
 
Afin de combler une probable diminution de la consommation de viande, la consommation de produits végétaux serait une solution notamment avec les céréales, les légumineuses (lentilles, pois…) et les fruits oléagineux (noix…). Le problème du niveau sanitaire des pays a été soulevé : moins un pays a un niveau sanitaire élevé, plus la consommation de viande sera indispensable. Il a aussi été question de la prise de compléments alimentaires (levure riche en vitamines…) ou encore d’insectes.

Mais comme l’a dit Claude LEVI-STRAUSS : « Il ne suffit pas qu’un aliment soit bon à manger encore faut-il qu’il soit bon à penser ».

Pour en savoir plus sur les débats à venir :  http://lesdebatsdelagro.free.fr

Pierre-Henri.